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INTERPELLATION – Derek Chauvin, le policier accusé d’avoir étouffé George Floyd lors de son arrestation, a été interpellé ce vendredi pour homicide involontaire. Comme trois autres collègues, il avait été limogé mardi.
Le policier impliqué dans la mort de M. Floyd, qui a été identifié comme Derek Chauvin, a été placé en détention” par la police criminelle, a déclaré ce vendredi 29 mai le commissaire John Harrington, du département de la Sécurité civile du Minnesota. Dans la police depuis 19 ans, ce quadragénaire est celui qu’on voit dans la vidéo de l’arrestation de George Floyd, qui a précédé sa mort. Il a été inculpé d’homicide involontaire, a précisé le procureur.
A 44 ans, Derek Chauvin avait été licencié, comme trois autres policiers, après cet incident. Mais cette annonce du maire de la ville, Jacob Frey, n’avait pas suffi à calmer la colère de la population, outrée par les images de l’arrestation violente de cet Afro-américain. Pour la troisième nuit consécutive, les habitants de Minneapolis sont sortis dans la rue ce jeudi soir, créant de nouvelles scènes de violences urbaines. Une situation qui a poussé au déploiement de 500 soldats de la garde nationale.
Plusieurs plaintes à son actif
Entre autres raisons de cette colère, l’impunité à laquelle les forces de l’ordre auraient le droit. Et pour cause, l’officier de police de Minneapolis impliqué dans la mort de George Floyd avait fait l’objet de 18 plaintes contre lui, selon le département de police, qui n’a cependant pas précisé de quelles infractions il s’agissait.
Mais les médias locaux ont fouillé son passé. Et retrouvé plusieurs articles le concernant. Ainsi, le journal local Star Tribune rappelle qu’en 2008, l’homme avait tiré et blessé un individu sans armes lors d’un appel pour violences domestiques. The Daily Beast note quant à lui que Derek Chauvin était l’un des cinq officiers mis en congé forcé de trois jours après la mort d’un indigène lors d’une opération policière. Chacune des plaintes disponibles sur la base de données en ligne du Collectif uni contre la brutalité policière montrent qu’elles se sont toutes conclues par “aucune sanction” ou uniquement une lettre d’avertissement.

NB  : L’article est paru en premier sur LCI.FR

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